Au moyen Âge, l’unité Européenne reposait sur la religion commune.

A l’époque des Temps modernes, elle céda la place à la culture (à la création culturelle) qui deviens la réalisation des valeurs suprêmes par lesquelles les Européens se reconnaissaient, se définissaient, s’identifiaient.

Or, aujourd’hui, la culture cède à son tour sa place. Mais à quoi et à qui ? Quel est le domaine où se réaliseront des valeurs suprêmes susceptibles d’unir l’Europe ?
Les exploits techniques ? Le marché ? La politique avec l’idéal de démocratie, avec le principe de tolérance ? Mais cette tolérance si elle ne protège plus aucune création riche, ni aucune pensée forte, ne devient-elle pas vide et inutile ?
Ou bien peut-on comprendre la démission de la culture comme une sorte de délivrance à laquelle il faut s’abandonner avec euphorie ?
Je n’en sais rien. Je crois seulement savoir que la culture a déjà cédé la place.
Ainsi l’image de l’identité européenne s’éloigne dans le passé ;

euro drapeau Européen : celui qui a la nostalgie de l’Europe.



* L’ art du roman milan Kundera 1986 kundera